L’Inde est un continent qui évoque des sentiments les plus divers, mais au sujet de la pollution sonore, l’opinion des voyageurs est unanime : il y a beaucoup de bruit ! Tandis que les guides de voyages décrivent l’Inde comme un endroit hautement spirituel avec des temples, des paysages tropicaux, des plages, des réserves d’animaux et des fêtes multicolores… ceux qui s’y rendent dans l’espoir de pouvoir méditer dans un calme absolu risquent d’être déçus. L’Inde est un pays avec plus d’un milliard d’habitants, qui font tous ensemble un bruit énorme, permanent et omniprésent.
En vain nous avons proposé à notre chauffeur du rickshaw de payer le double s’il n’utilisait pas le klaxon. Tout le monde parle à haute voix dans son téléphone portable, qui est muni de préférence d’une sonnerie originale au volume maximal. A Goa, on peut se rendre dès le midi aux “beach parties”, “party boats”, “jungle parties” pour se défouler sur le rythme du célèbre goa trance. Les lieux de pèlerinage, comme Rishikesh, le “capital du yoga”, sont en réalité des endroits, où les pèlerins arrivent en klaxonnant dans une jeep bruyante et où ils sonnent du matin au soir une centaine de cloches dans un temple. Reste alors la quête d’un peu de paix dans la nature, dans les réserves d’animaux par exemple. Mais là aussi c’était de la peine perdue. La vieille jeep de notre guide a fait un tel boucan que les animaux ont eu largement le temps de se cacher. Nous avons dû nous contenter d’un paon “sauvage”…
Pourtant, il y a de bonnes nouvelles : à Mumbai, la police a organisé en avril un “no honking day” ; à Goa, la musique doit dorénavant s’arrêter à 10 heures du soir et à Pune, les autorités ont introduit des “zones de silence” où l’usage du klaxon est interdit.